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mardi 7 août 2018

Voyager près de chez soi, Paris et sa banlieue dépaysante

Voyager ce n’est pas forcément partir loin et dépenser beaucoup d’argent. Quand on parle voyage, on imagine tout de suite une plage paradisiaque aux Maldives, les gratte-ciels de New-York ou les gondoles de Venise.

Le voyage commence au coin de la rue. Il suffit de regarder près de chez soi avec un oeil nouveau. Car il suffit de changer de décor pour être dépaysé et déconnecter.
Pour cela, il ne faut pas hésiter à sortir des sentiers battus, à trouver de l’exceptionnel dans une jolie rivière ou dans un cadre enchanteur. Chaque sortie est source d’émerveillement, pour peu qu’on y regarde bien.
Ces dernières semaines, nous ne sommes pas beaucoup partis en week-ends, pourtant nous avons voyagé.

Nous sommes partis en Thaïlande, le temps d’une journée au temple bouddhiste Wat Thammapatip (en Seine-et-Marne). Nous avons fait une pause en Orient pour un goûter et un thé à la menthe à la Grande Mosquée de Paris. Nous nous sommes rafraichis au bord d’une rivière dans les Yvelines, digne de la Corse. Nous avons eu un avant-goût de l’Italie (galaxie Big Mamma). Nous avons fait un saut en plein China Town (dans le 13e arrondissement). Nous avons volé au-dessus de Paris.
Et des idées comme ça en région parisienne, j’en ai encore plein! À venir, le Japon, l’Amazonie, la Suède… Il n’y a pas que Paris Plages.

Et vous? Vous poussez parfois un peu les portes de votre région?

vendredi 8 juin 2018

L’Amiral, la terrasse de l’été à Sceaux


Après les projets Ground Control (12e), les Grands Voisins (14e), La Recyclerie (18e), La Générale (11e), L’Aérosol (18e), le Hasard Ludique (18e) ou Station F (13e), le concept bobo du lieu participatif éphémère est arrivé dans ma jolie banlieue.
Le château de l’Amiral, maison de maître du XVIIe siècle rachetée par la municipalité nous accueille tout l’été, en attendant les travaux de réhabilitation pour la création d’une école des arts culinaires et son restaurant d’application (septembre 2020). A nous les soirées branchées à deux pas de la maison !
Avec ou sans enfants, le lieu est accueillant au premier rayon de soleil. Ici, les conteneurs servent de bar, les plats du food trucks se dégustent sous une tente berbère et les enfants peuvent jouer librement aux jeux dans le jardin fermé aux multiples jeux à disposition (tennis de table, mölkky, craies, badminton, pétanque…)  ou écrire sur le mur d’expression à l’intérieur.
L’Amiral est en passe de devenir la terrasse de l’été du coin, alternative à notre cher Parc de Sceaux. Jusqu’en octobre, La Belle Friche invite artistes et artisans pour des expositions, des dj sets, des ateliers et des initiations.
Si l’envie vous prend de passer le périph, vous êtes les bienvenus à 20 minutes de Paris. Avec tous ces projets de la Métropole du Grand Paris, ma douce banlieue prend peu à peu des allures de parisienne. Espérons qu’elle garde son âme et ne soit pas défigurée.
L’Amiral, 1 rue de Fontenay, 92330 Sceaux. Du mercredi au jeudi de 17h à 22h, du vendredi au samedi de 14h à 00h, dimanche de 12h à 22h. Entrée libre.

mardi 5 juin 2018

La vie dans ma jolie banlieue, retour d’expérience

Sur les 3 millions de franciliens, seuls 500.000 vivent à Paris. Le périph’ étant souvent traversé avec l’arrivée des enfants, il nous a fallu nous aussi trouver le bon compromis entre métro, boulot, espace et prix abordable. Un bilan pas toujours évident pour se décider. 

Et la possibilité de se tromper… Nous avions commencé à fonder notre famille en grande couronne, dans l’Essonne. Une jolie petite ville verte et douce à vivre. Sur place, le week-end c’était parfait. Au quotidien avec les emplois et les transports, c’était galère. Les filles ne voyaient que très peu leur papa en semaine, tant il passait de temps dans les transports… et moi j’étais sans arrêt en retard, au travail ET à la crèche. 

A l’arrivée de notre troisième enfant, la question du déménagement s’est posée. Pour une question d’espace, mais surtout pour un quotidien vivable. Le critère numéro un, maison familiale, s’est transformé en critère proximité du lieu de travail, et donc de Paris. 

Nous avons trouvé un compromis entre galère dans les transports et temps de transport. Avec l’extension du métro (Grand Paris) et les stations de RER desservies toutes les 3 minutes, notre périmètre de recherche s’est réduit au sud parisien, la banlieue proche, les prix parisiens étant totalement inabordables. Si bien que nos trajets ne sont plus une contrainte, mais plutôt un sas de décompression pour lire, écouter de la musique ou des podcasts.  
Résultat : un appartement dans une copropriété avec de grands espaces verts (je les ai eu quand même mes arbres !)

Autre question qui s’est posée : Nous nous sommes éloignés des amis et connaissances que nous avions pu faire. Il a fallu se tisser un nouveau cercle de connaissances, assez simple avec des enfants en bas âge. Une nouvelle petite communauté de parisiens devenus parents s’est reformée devant l’école et entre voisins. En parallèle, nous prenons plaisir à revoir nos amis et à retourner au vert pour des barbecues sans prise de tête pour se garer. 

Côté culture, quel plaisir de ne plus avoir à prendre l’autoroute pour rejoindre Paris le week-end. La distance n’est plus un frein et nous profitons de nombreuses sorties, même en semaine. 
Une fois chez nous, nous profitons aussi de la vie de quartier, du marché, de la médiathèque, du cinéma ou de la librairie. Et il y a même des expos et spectacles près de chez nous, au musée d’île de France du Parc de Sceaux par exemple.

Même si les enfants étaient encore en maternelle lorsque nous avons déménagé, il faut avouer que nous avons regardé l’environnement scolaire (avouez, je ne suis pas la seule à raisonner ainsi). Il ne faut pas se voiler la face, tout le monde y pense dans le système actuel, même l’agent immobilier s’en est servi comme argument de vente !

Au final, je crois qu’on a trouvé la commune au style de vie qu’on envisageait. Dans les Hauts-de-Seine, avec bons lycées, sites historiques et espaces verts proprets. Avec le projet du Grand Paris, le nombre de familles qui viennent s’installer (et de constructions de logements) est impressionnant. En espérant que ça ne change pas radicalement le visage de notre petite banlieue.