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jeudi 14 juin 2018

La petite ceinture du 15e, High Line parisienne

A l’image de la High Line new-yorkaise, Paris aussi a sa petite voie ferrée réhabilitée en parc. Ce parc reprend une partie du tracé de l’ancienne ligne de chemin de fer de la Petite Ceinture (PC) en reliant, dans le 15e, la place Balard à la rue Olivier-de-Serres (avec trois autres accès : place Robert-Guillemard, rue Desnouettes, et rue de Vaugirard).
Dans le 12ème arrondissement, la Petite Ceinture a été transformée en promenade et en jardin partagé.
L’occasion pour moi d’une pause à l’écart de la ville en surplombant ce quartier parisien et en passant quelques ponts. La sortie rue Olivier de Serres permet de rejoindre le parc Georges Brassens. A terme, le tracé devrait aussi relier le parc André-Citroën côté Balard. Parfait pour une promenade en famille en toute sécurité, puisque des ascenseurs kidfriendly permettent l’accès aux poussettes et vélos. 

La Petite Ceinture appartient toujours à Réseau Ferré de France, mais est louée temporairement par la Ville de Paris pour offrir aux parisiens des terrains de pétanque, des tables de tennis de table, avec l'idée à terme d'accueillir des bars et des loisirs éphémères.
 
Ces 1,3 kms invisibles serpentent dans le 15e arrondissement le long des ruelles, immeubles, ponts, routes et parcs… L'accès aux piétons donne une nouvelle vie à ce lieu qui pourraot sembler lugubre. Au contraire, la faune et la flore qui recouvre les installations ferroviaires apportent de la nature en ville. Des panneaux pédagogiques indiquent les éléments de cette végétation sauvage, entre arbres à papillons et chèvrefeuilles. 
Cette friche urbaine mélange avec goût nature en ville et street art. On aperçoit même le bâtiment de l'ancienne gare de Vaugirard.
J'adore partir dans ces explorations urbaines, à l’écart de l'agitation de la ville, où le calme de la nature reprend ses droits. Je ne manquerais pas de repartir à la découverte de nouveaux quartiers parisiens comme l'an passé dans Chinatown. Touriste dans sa propre ville, un concept à développer!

mardi 5 juin 2018

La vie dans ma jolie banlieue, retour d’expérience

Sur les 3 millions de franciliens, seuls 500.000 vivent à Paris. Le périph’ étant souvent traversé avec l’arrivée des enfants, il nous a fallu nous aussi trouver le bon compromis entre métro, boulot, espace et prix abordable. Un bilan pas toujours évident pour se décider. 

Et la possibilité de se tromper… Nous avions commencé à fonder notre famille en grande couronne, dans l’Essonne. Une jolie petite ville verte et douce à vivre. Sur place, le week-end c’était parfait. Au quotidien avec les emplois et les transports, c’était galère. Les filles ne voyaient que très peu leur papa en semaine, tant il passait de temps dans les transports… et moi j’étais sans arrêt en retard, au travail ET à la crèche. 

A l’arrivée de notre troisième enfant, la question du déménagement s’est posée. Pour une question d’espace, mais surtout pour un quotidien vivable. Le critère numéro un, maison familiale, s’est transformé en critère proximité du lieu de travail, et donc de Paris. 

Nous avons trouvé un compromis entre galère dans les transports et temps de transport. Avec l’extension du métro (Grand Paris) et les stations de RER desservies toutes les 3 minutes, notre périmètre de recherche s’est réduit au sud parisien, la banlieue proche, les prix parisiens étant totalement inabordables. Si bien que nos trajets ne sont plus une contrainte, mais plutôt un sas de décompression pour lire, écouter de la musique ou des podcasts.  
Résultat : un appartement dans une copropriété avec de grands espaces verts (je les ai eu quand même mes arbres !)

Autre question qui s’est posée : Nous nous sommes éloignés des amis et connaissances que nous avions pu faire. Il a fallu se tisser un nouveau cercle de connaissances, assez simple avec des enfants en bas âge. Une nouvelle petite communauté de parisiens devenus parents s’est reformée devant l’école et entre voisins. En parallèle, nous prenons plaisir à revoir nos amis et à retourner au vert pour des barbecues sans prise de tête pour se garer. 

Côté culture, quel plaisir de ne plus avoir à prendre l’autoroute pour rejoindre Paris le week-end. La distance n’est plus un frein et nous profitons de nombreuses sorties, même en semaine. 
Une fois chez nous, nous profitons aussi de la vie de quartier, du marché, de la médiathèque, du cinéma ou de la librairie. Et il y a même des expos et spectacles près de chez nous, au musée d’île de France du Parc de Sceaux par exemple.

Même si les enfants étaient encore en maternelle lorsque nous avons déménagé, il faut avouer que nous avons regardé l’environnement scolaire (avouez, je ne suis pas la seule à raisonner ainsi). Il ne faut pas se voiler la face, tout le monde y pense dans le système actuel, même l’agent immobilier s’en est servi comme argument de vente !

Au final, je crois qu’on a trouvé la commune au style de vie qu’on envisageait. Dans les Hauts-de-Seine, avec bons lycées, sites historiques et espaces verts proprets. Avec le projet du Grand Paris, le nombre de familles qui viennent s’installer (et de constructions de logements) est impressionnant. En espérant que ça ne change pas radicalement le visage de notre petite banlieue.
 
 
 
 
 
 

vendredi 21 avril 2017

Touriste à Paris

Cette deuxième semaine de vacances scolaires, sans enfants, j’ai pris le temps de flâner.  
A la sortie du bureau: pas de contraintes pour rentrer, j’ai vadrouillé dans des quartiers non visités depuis des années. 
Quel plaisir de se laisser porter de rues en rues.
Le temps de soirées ensoleillées, je me suis transformée en touriste dans mon Paris. J’ai pris le temps d’arpenter les quartiers de la Butte aux Cailles dans le 13e, refuge de nos 20 ans, et du 15e arrondissement plus vivant que je ne l'imaginais.
Nul besoin de partir en congés loin de chez soi, et d’abreuver son compte Instagram de photos au soleil, plages, montagnes, paysages… le dépaysement est à ma porte.
C’est une chance en effet, j’habite à côté d’une des plus belles villes du monde. Mais, prise dans le tourbillon du quotidien, ce n’est pas forcément le lieu que je connais le mieux. Lorsqu’on est en voyage dans une ville éloignée pour un temps compté, on la dévore, alors que lorsqu’on y est en permanence, au final, on la survole.
J’aime ce concept de virées près de chez moi, ce voyage à portée de métro. Une façon de suspendre le temps et de se sentir en vacances le temps de quelques heures.
J'en ai profité pour découvrir deux nouveaux concepts de fleuristes:
- La franchise Oya Fleurs vient d'ouvrir sa première boutique parisienne dans le 15eme pour des bouquets à thème chaque mois. 
- Boby la plante propose des plantes simples d'entretien et mises en scène de façon originales près de la rue Monge.
Je vous laisse avec quelques clichés de mon Paris, avec ses habitants, ses vies de quartiers et ses vies à imaginer.

 
 
  
 
  
  

mardi 28 mars 2017

Chronique de trajets parisiens



Difficile de reprendre son souffle dans la course effrénée du quotidien.
Métro, boulot, dodo. Se lever n’est pas un problème, mais lorsqu’il faut quitter le nid, on traîne.
Dans les transports, la rame est bondée, je n’ai pas le choix. Et le train qui ralentit ou s’arrête pour trafic perturbé, ça arrive. Le temps passe et je reste impassible, je lis, je m’enferme dans ma bulle, le retard n’a plus de prise sur moi. Peut-être la force de l’habitude ?
Les voisins qui se touchent, se poussent, s’énervent ou s’insultent me font de la peine. La foule fait ressortir une telle violence en chacun. Je ferme les yeux, je suis sur une plage corse, complètement absorbée par la beauté de la nature paisible.
Telle un automate, je poursuis mon chemin et j’arrive au bureau. Retard ou pas, personne ne relève. Paris blase, son quotidien n’étonne plus.
Des trajets dans les transports en commun à Paris où je ne garde que le beau : 

le "Paradis blanc"dans le métro, le sourire de passagers inconnus, les dévoreurs de séries, les joueurs de Candy Crush, les musiques incongrues des écouteurs, les valises des débuts et fins de week-end, les lecteurs imperturbables, les conversations personnelles, les travailleurs fatigués. Et moi qui les observe.
Santa Giulia, paradis sur terre