lundi 20 février 2017

Mes 5 astuces pour réussir une sortie culturelle avec des enfants



Au cours de nos pérégrinations, nous aimons découvrir en famille de nouveaux lieux, une nouvelle ville, un monument ou un musée… Parfois, nos filles n’ont pas envie de cette sortie culturelle. Mais elles en ressortent toujours avec une anecdote.
Voici mes 5 trucs et astuces pour les intéresser à une visite. 

• Limiter la durée de la visite, même si vous avez envie de passer des heures devant ce tableau ou d’arpenter la vieille ville sur des kilomètres, il faut prendre en compte le seuil de tolérance des enfants pour ne pas les dégoûter. En général, deux heures c’est le maximum qu’on se donne. Si c’est plus long, on fait des pauses (déjeuner, goûter, aire de jeux,…). 

• Opter pour les supports proposés aux enfants pour la visite. Que ce soit un audioguide spécial kids comme celui du Château de Chenonceau ou un livret de visite avec coloriages, jeux et activités comme au Clos Lucé, ces aides à la visite sont vraiment précieuses pour capter l’attention de l’enfant. La cerise sur le gâteau étant l'obtention un petit cadeau à la sortie si l’enfant a terminé son livret comme au Château de Châteaudun

• Axer l’attention des enfants sur trois ou quatre œuvres majeures de l’exposition ou trouver des œuvres qui leur parlent (comme les dessins d’enfant de Picasso lors de l’expo au Mucem ou une sculpture un peu bizarre qui dénote). Et leur expliquer en termes simples les détails de l’œuvre, le choix des couleurs ou l’anecdote associée. 

• Demander aux enfants à la fin de la visite, leurs oeuvres préférées et ce qu'ils n'ont pas aimé. Les réponses sont toujours très intéressantes et parfois étonnantes. 

• Orienter les visites sur des lieux plus kidfriendly que d’autres. Bon point pour le Musée de la chasse et de la nature et pour le Musée en Herbe. La bienveillance envers les familles est vraiment primordiale. Quel plaisir de rencontrer des surveillants de musée ou des gardiens de monuments qui ne sont pas dans la remontrance mais dans l'explication! Le mot magique pour ces visites en famille c'est l’écoute des enfants !
Le château de Chenonceau pour les enfants
Au Mucem en famille

Sorties Kidsfriendly

vendredi 17 février 2017

Capillairement compliqué: mon aventure du cheveu blanc

Il y a eu la maternité, et les séances de coiffeur post grossesse entre plaisir de se retrouver seule et montées de lait. 
Et puis il y a eu la trentaine avec cette volonté de revenir à mes cheveux au naturel et d'arrêter les mèches. Et surprise! Les cheveux blancs s'étaient invités. J'ai fait quelques colorations, le résultat était plutôt triste. 

Il y a deux ans, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure du cheveu gris. Ma coupe s'est raccourcie, les racines se sont allongées. 
La tendance de la chevelure gris perle n'y était pas pour rien non plus. Mais force est de constater que je n'ai pas le cheveu blanc aussi rayonnant que Sophie Fontanel... 
J'ai donc camouflé tant que j'ai pu avec des sprays colorants (Magic retouch de L'Oréal) qui n'ont fait que m'assécher les cheveux et le cuir chevelu pour un rendu laque des plus vieillissants.
 
Retour à la case départ. Je me suis accrochée quelques mois supplémentaires avec mes 20 centimètres de cheveux gris et les tempes blanchies. Et je suis passée à une coloration sans oxydant ni ammoniaque qui part en quelques shampooings (Dédicace de L’Oréal). 

Au final, je ne m’y faisais pas à cette chevelure terne qui me vieillissait. Un mercredi après-midi sans enfants, j’ai poussé la porte d’un coiffeur, d’un vrai qui connait son métier. J’ai vraiment été enchantée de l’accueil et du professionnalisme de ma désormais coiffeuse attitrée. 

J’en suis ressortie le porte-monnaie allégé, mais la mine éclairée par un mélange de shatush et balayage. Sur une base de cheveux crêpés, j’ai eu une coloration appliquée en V pour un effet naturel et lumineux proche de ce que fait le soleil en été. Par-dessus, elle a fait une pastellisation (ou patine) pour booster la couleur, dynamiser les reflets et la brillance. Et le plus de cette expérience : un moment de détente dans un fauteuil massant. 

Bref, j’ai craqué, les cheveux blancs ne sont pas pour tout de suite, même si je les laisse vivre leur vie et que les mèches ne couvrent pas tout. Mes filles sont ravies de retrouver une maman « pas trop vieille ». Je laisse  Astrid faire sa propre expérience du cheveu blanc et je vais suivre de près son parcours. Moi j’ai cédé au dictat de l’image, pas que pour les autres, mais pour moi aussi.

jeudi 16 février 2017

Préado: les 5 signes annonciateurs


Mais où est mon bébé ? Il y a encore quelques mois, mon aînée était une petite fille qui voulait devenir vétérinaire pour licornes et qui dessinait des danseuses. Aujourd’hui, elle est une jeune fille qui lorgne sur mes vêtements et qui va bientôt faire ma pointure. Mais surtout, elle n'a plus d'humour et s’offusque de la moindre réflexion car on est trop nuls comme parents.
Pré-adolescence nous voilà! Claquage de portes, haussements de sourcils, insolence, la liste s'allonge.
Bref, ma fille devient adolescente et il y a quelques signes qui ne trompent pas.

1 L’alimentation
Elle est passée de je n’aime pas à ma réincarnation à table. Elle aime tout, même les légumes les plus étranges, et ce n’est plus intéressant de se mettre à côté d’elle à table car elle termine à coup sûr son assiette. Le petit-déjeuner est pantagruélique. Il ne faut pas louper l’heure du goûter. Et les portions de soupe sont les mêmes que pour nous. Elle est en pleine croissance, qu’ils disent. 

2Les vêtements
Il n’y a encore pas si longtemps, elle ne se posait pas trop de questions sur les tenues de son armoire et mettait sans broncher ce que je lui trouvais. Je devais subtiliser discrètement le t-shirt avec un poney à paillettes et la jupe de danseuse pour qu’ils voient la machine à laver de temps en temps.
Aujourd’hui, j’ai quatre chances sur cinq que le nouvel achat vestimentaire avec lequel je pensais lui faire plaisir finisse dans l’armoire de sa sœur.
Sans parler des samedis après-midi à courir les boutiques pour les soldes et la regarder essayer des tenues improbables. Et, au final, après avoir comparé ladite tenue dans six enseignes différentes, en choisir enfin une… qui ne lui ira plus (plaira plus) dans quelques semaines au mieux.

3La salle de bain
Peu à peu l’eau précieuse et la crème pour peaux acnéiques ont remplacé le parfum P’tit Senbon sur les étagères de la salle de bains. Pièce que j’arrive de plus en plus difficilement à occuper matin et soir, au vu des longues phases de préparation de la demoiselle.
Quand ses sœurs se lavent les dents et se couchent en 3 minutes chrono, la miss est encore en train de se brosser les cheveux une heure plus tard. Le bon côté des choses c’est qu’il n’y a plus besoin d’insister pour qu’elle file à la douche… mais il faut prier pour qu’elle nous laisse de l’eau chaude.
Et le coup de massue: quand elle t’annonce le plus simplement du monde qu’il faudrait prévoir des serviettes hygiéniques pour sa valise de classe découverte, au cas où. 

4• Les prises de position dans les conversations d’adultes
A l’heure où les enfants jouent et retournent les chambres pendant que les adultes prennent l’apéro pour leur soirée entre amis (mais avec enfants), ma grande s’invite dans les conversations et ne perd pas une miette de nos discussions.
Elle oscille encore entre les jeux avec les autres qu’elle trouve trop bébé, et l’univers des grands où elle finit par s’ennuyer.
Ses prises de parole sont encore hésitantes mais toujours très (trop) tranchées sur les sujets qui lui tiennent à cœur. M Pokora et Black M ça n’a rien à voir ! À part le M...

5• Les nouveaux rêves. 
Quand on fait de la chorale dans sa classe CHAM et qu’on rêve de s’inscrire à The Voice Kids, j’imagine qu’on se voit faire une carrière musicale, même si on ne l’avoue pas.
Tout comme cette nouvelle envie de cours de théâtre : peut-être une vocation pour l’Actors Studio qui ne demande qu'à éclore?
En tout cas, vétérinaire c’est bien mignon, mais pas question de voir du sang et d’opérer.
grande miss et ses chaussures Bopy
Des bottines de sept lieux
Bon, tout ça pour dire que ces changements qui arrivent peu à peu, et auxquels on s’est habitué sans y prendre garde, on tente d’en profiter aussi car au risque de passer pour une niaise, c’est quand même émouvant cette évolution.
Chaussures Bopy modèle Sermes portées depuis la rentrée et inusables!

mardi 14 février 2017

Josefov, quartier juif de Prague

L’Histoire du judaïsme est intimement liée à Prague. Le musée juif de Prague a vu ses collections s’enrichir paradoxalement pendant la seconde guerre mondiale car les nazis voulaient faire de Josefov le musée d’une race disparue. Soixante-dix années plus tard, c’est un quartier d’une grande richesse culturelle que nous avons découvert. Le musée juif administre cinq synagogues ; Maisel, Pinkas, Klaus, et les synagogues Espagnole et Vieille-Nouvelle, ainsi que le cimetière juif.
Le cimetière juif de Prague m’a fait replonger dans le roman d’Umberto Eco. Entre 1478 et 1786, plus de 12.000 tombeaux s’y sont entassés, donnant désormais ce joli fouillis de pierres tombales. Çà et là sont disposées des petits mots comme autant de vœux.
Dans les rues de ce quartier de la vieille ville, rôde le mythe du Golem. Etre d’argile qui aurait été créé pour défendre la communauté des pogroms. Sur son front, le mot vérité est inscrit en hébreu. Pour l’arrêter il fallait effacer la première lettre pour former le mot mort. Il inspire encore de nombreuses œuvres fantastiques.
Les synagogues sont autant de petites pépites baroque, néo-gothique ou renaissance parsemées dans le quartier. 
Sur les traces du Golem
quartier de Josefov
architecture pragoise
vieux cimetière juif de Prague
La synagogue espagnole de Prague
Buste de Franz Kafka, juste à côté de la synagogue espagnole