lundi 18 juin 2018

Ma vie au poney club


Chaque samedi matin, automne, hiver et printemps, j’accompagne ma petite cavalière au centre équestre pour son cours hebdomadaire. 

Nous avons fait de cette activité notre rendez-vous mère-fille de la semaine et nous sommes toutes les deux détendues. Cette matinée annonce le début du week-end et elle pratique sa passion attendue toute la semaine. 

Pour cela, on s’éloigne de Paris et on se pare de nos bottes à toute épreuve car la boue est très souvent de la partie. J’avoue, ce n’est pas toujours un plaisir de se lever et d’y aller lorsqu’il pleut. D’autant plus, que je n’ai pas, non plus, une attirance particulière pour les chevaux dont j’ai peur et je me méfie beaucoup. C’est un animal déjà si imposant par sa taille et si peureux que des réactions incontrôlées peuvent arriver. 

Mais avec le temps, j’ai appris à lâcher prise, à laisser ma fille évoluer dans son environnement et vivre sa passion. 

J’ai toujours un peu l’appréhension d’une mauvaise chute, c’est déjà arrivé… Mais je partage maintenant un bon moment avec elle autour de cette passion.

Elle s’épanouit, prend confiance en elle, et je pense sincèrement que l’équitation l’aide à gérer son stress, la rend moins timide et lui apprend le sens de l’effort. 

Et puis, certains dimanches, nous y retournons pour les concours de saut d’obstacles et autres activités proposées par le centre équestre. Ça fait beaucoup, mais ça reste ponctuel et on ne se voit pas lui refuser alors qu’elle mérite grandement ces moments. 

Bref, malgré moi, je commence à connaître le vocabulaire équestre (équipement du cheval, différentes parties du corps, soins à apporter)… je pourrais presque passer mon Galop 1 !
Même si c’est un investissement personnel, je ne laisserai ma place pour rien au monde, j’ai même déjà signé les chèques pour la rentrée prochaine… par contre, pour le cheval qu’elle nous réclame depuis tant d’années, ce n’est vraiment pas possible…

jeudi 14 juin 2018

La petite ceinture du 15e, High Line parisienne

A l’image de la High Line new-yorkaise, Paris aussi a sa petite voie ferrée réhabilitée en parc. Ce parc reprend une partie du tracé de l’ancienne ligne de chemin de fer de la Petite Ceinture (PC) en reliant, dans le 15e, la place Balard à la rue Olivier-de-Serres (avec trois autres accès : place Robert-Guillemard, rue Desnouettes, et rue de Vaugirard).
Dans le 12ème arrondissement, la Petite Ceinture a été transformée en promenade et en jardin partagé.
L’occasion pour moi d’une pause à l’écart de la ville en surplombant ce quartier parisien et en passant quelques ponts. La sortie rue Olivier de Serres permet de rejoindre le parc Georges Brassens. A terme, le tracé devrait aussi relier le parc André-Citroën côté Balard. Parfait pour une promenade en famille en toute sécurité, puisque des ascenseurs kidfriendly permettent l’accès aux poussettes et vélos. 

La Petite Ceinture appartient toujours à Réseau Ferré de France, mais est louée temporairement par la Ville de Paris pour offrir aux parisiens des terrains de pétanque, des tables de tennis de table, avec l'idée à terme d'accueillir des bars et des loisirs éphémères.
 
Ces 1,3 kms invisibles serpentent dans le 15e arrondissement le long des ruelles, immeubles, ponts, routes et parcs… L'accès aux piétons donne une nouvelle vie à ce lieu qui pourraot sembler lugubre. Au contraire, la faune et la flore qui recouvre les installations ferroviaires apportent de la nature en ville. Des panneaux pédagogiques indiquent les éléments de cette végétation sauvage, entre arbres à papillons et chèvrefeuilles. 
Cette friche urbaine mélange avec goût nature en ville et street art. On aperçoit même le bâtiment de l'ancienne gare de Vaugirard.
J'adore partir dans ces explorations urbaines, à l’écart de l'agitation de la ville, où le calme de la nature reprend ses droits. Je ne manquerais pas de repartir à la découverte de nouveaux quartiers parisiens comme l'an passé dans Chinatown. Touriste dans sa propre ville, un concept à développer!

vendredi 8 juin 2018

L’Amiral, la terrasse de l’été à Sceaux


Après les projets Ground Control (12e), les Grands Voisins (14e), La Recyclerie (18e), La Générale (11e), L’Aérosol (18e), le Hasard Ludique (18e) ou Station F (13e), le concept bobo du lieu participatif éphémère est arrivé dans ma jolie banlieue.
Le château de l’Amiral, maison de maître du XVIIe siècle rachetée par la municipalité nous accueille tout l’été, en attendant les travaux de réhabilitation pour la création d’une école des arts culinaires et son restaurant d’application (septembre 2020). A nous les soirées branchées à deux pas de la maison !
Avec ou sans enfants, le lieu est accueillant au premier rayon de soleil. Ici, les conteneurs servent de bar, les plats du food trucks se dégustent sous une tente berbère et les enfants peuvent jouer librement aux jeux dans le jardin fermé aux multiples jeux à disposition (tennis de table, mölkky, craies, badminton, pétanque…)  ou écrire sur le mur d’expression à l’intérieur.
L’Amiral est en passe de devenir la terrasse de l’été du coin, alternative à notre cher Parc de Sceaux. Jusqu’en octobre, La Belle Friche invite artistes et artisans pour des expositions, des dj sets, des ateliers et des initiations.
Si l’envie vous prend de passer le périph, vous êtes les bienvenus à 20 minutes de Paris. Avec tous ces projets de la Métropole du Grand Paris, ma douce banlieue prend peu à peu des allures de parisienne. Espérons qu’elle garde son âme et ne soit pas défigurée.
L’Amiral, 1 rue de Fontenay, 92330 Sceaux. Du mercredi au jeudi de 17h à 22h, du vendredi au samedi de 14h à 00h, dimanche de 12h à 22h. Entrée libre.

mardi 5 juin 2018

La vie dans ma jolie banlieue, retour d’expérience

Sur les 3 millions de franciliens, seuls 500.000 vivent à Paris. Le périph’ étant souvent traversé avec l’arrivée des enfants, il nous a fallu nous aussi trouver le bon compromis entre métro, boulot, espace et prix abordable. Un bilan pas toujours évident pour se décider. 

Et la possibilité de se tromper… Nous avions commencé à fonder notre famille en grande couronne, dans l’Essonne. Une jolie petite ville verte et douce à vivre. Sur place, le week-end c’était parfait. Au quotidien avec les emplois et les transports, c’était galère. Les filles ne voyaient que très peu leur papa en semaine, tant il passait de temps dans les transports… et moi j’étais sans arrêt en retard, au travail ET à la crèche. 

A l’arrivée de notre troisième enfant, la question du déménagement s’est posée. Pour une question d’espace, mais surtout pour un quotidien vivable. Le critère numéro un, maison familiale, s’est transformé en critère proximité du lieu de travail, et donc de Paris. 

Nous avons trouvé un compromis entre galère dans les transports et temps de transport. Avec l’extension du métro (Grand Paris) et les stations de RER desservies toutes les 3 minutes, notre périmètre de recherche s’est réduit au sud parisien, la banlieue proche, les prix parisiens étant totalement inabordables. Si bien que nos trajets ne sont plus une contrainte, mais plutôt un sas de décompression pour lire, écouter de la musique ou des podcasts.  
Résultat : un appartement dans une copropriété avec de grands espaces verts (je les ai eu quand même mes arbres !)

Autre question qui s’est posée : Nous nous sommes éloignés des amis et connaissances que nous avions pu faire. Il a fallu se tisser un nouveau cercle de connaissances, assez simple avec des enfants en bas âge. Une nouvelle petite communauté de parisiens devenus parents s’est reformée devant l’école et entre voisins. En parallèle, nous prenons plaisir à revoir nos amis et à retourner au vert pour des barbecues sans prise de tête pour se garer. 

Côté culture, quel plaisir de ne plus avoir à prendre l’autoroute pour rejoindre Paris le week-end. La distance n’est plus un frein et nous profitons de nombreuses sorties, même en semaine. 
Une fois chez nous, nous profitons aussi de la vie de quartier, du marché, de la médiathèque, du cinéma ou de la librairie. Et il y a même des expos et spectacles près de chez nous, au musée d’île de France du Parc de Sceaux par exemple.

Même si les enfants étaient encore en maternelle lorsque nous avons déménagé, il faut avouer que nous avons regardé l’environnement scolaire (avouez, je ne suis pas la seule à raisonner ainsi). Il ne faut pas se voiler la face, tout le monde y pense dans le système actuel, même l’agent immobilier s’en est servi comme argument de vente !

Au final, je crois qu’on a trouvé la commune au style de vie qu’on envisageait. Dans les Hauts-de-Seine, avec bons lycées, sites historiques et espaces verts proprets. Avec le projet du Grand Paris, le nombre de familles qui viennent s’installer (et de constructions de logements) est impressionnant. En espérant que ça ne change pas radicalement le visage de notre petite banlieue.
 
 
 
 
 
 

jeudi 31 mai 2018

Les cascades de la Vallée de Chevreuse, voyager près de chez soi




Ce week-end, nous sommes retournés à notre petit havre de paix et de fraîcheur : la rivière des Vaux de Cernay. La météo était parfaite pour profiter des rochers ombragés et du bruit de l’eau autour d'un pique-nique et jeux d'eau. Nous avons même pu tremper les pieds (et même plus!) avec nos indispensables Saltwaters.
 
Le décor fait penser aux rivières de Provence, aux rivières Corse ou aux ruisseaux des Alpes, mais il s’agit bien d’un lieu à 30 minutes de chez nous, entre la forêt de Rambouillet et le château de Breteuil. 
Parfait pour déconnecter et se sentir en vacances le temps d’une journée. J’ai toujours préféré la rivière à la plage, me voici comblée.

Ces rochers se trouvent au bord du ru des Vaux, et sont le point de départ de randonnées pour découvrir des étangs, moulins et cascades qui ont inspiré des peintres impressionnistes du 19e siècle tels Pelouse, Corot, Rousseau, Achard ou Harpignies, qui venaient à l’écart des très fréquentés Barbizon et Pont-Aven.

Le ru sillonne entre d’énormes rochers (identiques à ceux de Fontainebleau) pour offrir un paysage bucolique et atypique en île-de-France. A certains endroits, on trouve encore du sable, il s’agit des sables de Fontainebleau, déposés là il y a plusieurs millions d’années.

L’accès se fait à l’arrière du Petit Moulin, en passant le pont en bois. De l’autre côté de la route, il y a un parking pour stationner, il faut juste être vigilant en traversant car le vallon est fréquenté par les motos et les voitures de collection le week-end. Ce n’est pas très loin de la route et simple d’accès même avec de jeunes enfants. Ensuite, rien ne vous empêche de vous éloigner et faire un petit parcours de randonnée. 

Le Petit Moulin a été restauré en 2016 en musée sur l’histoire des Vaux (tarif 4 euros), il est aussi bien pratique pour une pause fraîcheur (ou pipi) au Café du Petit Moulin.
Vous pouvez aussi terminer votre promenade par un détour en voiture par l’Abbaye des Vaux de Cernay, magnifique bâtisse restaurée en hôtel restaurant.
Profitez en bien et au plaisir de vous y croiser peut être un jour !

Route des Cascades, RD 91, 78720 Cernay la ville

Coordonnées GPS - lat: 48.678051 - lng: 1.948287