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mardi 10 janvier 2017

Jamais contente ou l'ambivalence de l'adolescence

Les filles dévorent les rayons littérature pour la jeunesse et certains auteurs fétiches ont beaucoup de succès chez nous. Marie Desplechin en fait partie. Après avoir lu Verte, Pome et Mauve, je leur ai naturellement proposé la trilogie du journal d'Aurore,  non sans malice à la vue des titres évocateurs "Jamais contente ", "Toujours fâchée " et "Rien ne va plus".
Gros succès auprès des jeunes lecteurs, à tel point que la version BD est sortie en 2016, et que le film d'Emilie Deleuze sort ce mercredi 11 janvier 2017 en salle.
Pas évident d'adapter un journal intime à l'écran et pourtant, le film "Jamais contente" réussit à garder l'histoire sans la forme. Résultat: une comédie douce amère sur la vie d'Aurore, 13 ans, protestataire née. 
Ici, certaines répliques sont déjà cultes, car même si le roman a une note mélancolique, le film s'en sort avec de l'humour attendrissant. 
Nous avons tous passé un très bon moment en famille. Je le recommanderais à partir de 8 ans. Léna Magnien, dans le rôle d'Aurore a le charisme et l'énergie pour incarner l'ado ronchon qui cherche sa place dans sa famille, à l'école, parmi ses amis... Ces questions sont abordées avec humour, sans tomber dans le cliché.
Et Alex Lutz en professeur digne du Cercle des poètes disparus est un pur bonheur! De La Princesse de Clèves en passant par Tristan et Yseult ou les poèmes de Francis Ponge, il excelle dans son rôle face à la critique littéraire paumée d'Aurore.
Pour vous faire une idée, voici la bande-annonce de Jamais contente.
Parce que la pré-adolescence ça frappe toujours trop tôt à la porte et qu'il vaut mieux rapidement prendre du recul. Je ne peux que vous conseiller ce moment de détente avec une adolechiante pour un regard doux et acide sur les prochaines années à venir. En espérant que le personnage de tête à claques contestataire n'inspirera pas trop nos enfants!
Courtesy of Jamais contente
Dédicace de Marie Desplechin herself

mercredi 13 avril 2016

Le Livre de la Jungle version 2016, au plus près de l’esprit Kipling

Ma petite « Mowgli » de 8 ans et moi avons assisté à l’avant-première du Livre de la jungle de la maison Disney. Point de dessin animé édulcoré comme en 1967, mais plutôt un véritable film totalement numérique et pourtant si naturel. Jon Favreau (Iron Man) s’est approché au plus près de l’histoire originelle du classique de Rudyard Kipling avec des images de synthèse. Sur le fond et la forme, nous sommes restées accrochées.
Le Livre de la Jungle 2016
Le « petit d’homme » alias Neel Sethi est le seul acteur réel de ce film. D’un naturel époustouflant, il colle à la peau du personnage. Miss E. était en admiration devant ce petit garçon qui expliquait avec simplicité avoir joué les scènes avec des marionnettes pour un rendu plus réaliste et avoir couru juste quelques prises par rapport aux nombreuses scènes d’action du film.
L’histoire : Poursuivi par le tigre Shere Khan, Mowgli quitte les loups qui l’ont élevé pour un parcours initiatique avec la panthère Bagheera et l’ours Baloo.
Ce conte moral, visible par petits et grands (à partir de 7 ans) est un plaisir des yeux. Les images numériques de la jungle et des animaux sont époustouflantes, à tel point qu’au début cela surprend de voir les animaux parler. Et même chanter! Les chansons de Baloo (Lambert Wilson) et du roi Louie (Eddy Mitchell) sont là aussi! J'ai beaucoup aimé l'interprétation maternante et hypnotisante de Leïla Bekhti pour le python Kaa qui éclaire l'histoire du garçonnet.
Nous avions déjà été charmés par les films Maléfique et Cendrillon des studios Disney. Pari réussi pour le Livre de la Jungle.
Le Livre de la Jungle, de Jon Favreau, avec Neel Sethi. 1h46.
En salle le 13 avril 2016
Avant-première parisienne

vendredi 27 mars 2015

Le film Cendrillon de Kenneth Branagh



Après Alice au pays des merveilles et Maléfique, voici venu le temps de Cendrillon version film. Nous avons eu la chance de le voir en avant-première dimanche dernier.  Une adaptation signée Kenneth Branagh qui ne fait que reprendre le Disney de 1950, en moins bien. Là où le dessin animé était audacieux et rythmé par les souris Jaq et Gus et le chat Lucifer, le film relaie les animaux au rang de personnages secondaires. Aucun oiseau dans ce film. L’accent est plutôt mis sur la personnalité de Cendrillon interprétée par Lily James, prise entre sa bonté et la situation dans laquelle elle se retrouve à la mort de son père. La vilaine marâtre est parfaitement interprétée par Cate Blanchett, dont la profondeur du personnage est aussi exploitée. 
Au message de courage et bienveillance de la maman de Cendrillon, on a préféré la réplique du lézard transformé en valet pour le bal : « Profitons de ce qui nous est donné ».
Au final, le réalisateur de Shakespeare aurait pu moderniser le conte de Charles Perrault mais il reste fidèle au scénario Disney. Sauf que les Disney ne sont plus aussi niais et paternalistes que dans les années 50… (Raiponce, Rebelle, La Reine des neiges).

Le point positif de cette sortie, est la présentation du court-métrage Une fête givrée, sur l’anniversaire d’Anna de La Reine des Neiges. On se régale pendant 7 minutes du vilain rhume d’Elsa qui perturbe quelque peu la fête ! Et on adore les mini-Olaf !

Cendrillon de Kenneth Branagh

Avec Lily James, Cate Blanchett, Richard Madden, 1h45

Sortie en salle le 25 mars

mardi 27 mai 2014

Ce personnage de Maléfique / Sortie du film Disney

Une ré-interprétation de conte de fées / La Belle au bois dormant de 1959 revisitée avec succès /
Les Disney brillent par leurs personnages de méchants et cette fois c'est l'un d'eux le héros du film / Maléfique est incarnée à merveille par Angelina Jolie /

Synopsis:
"Maléfique était une très belle jeune femme au cœur pur, qui menait une existence idyllique dans le paisible royaume de la forêt, jusqu'à ce qu'un jour, une armée d'humains menace l'harmonie de son univers. Maléfique devient alors la protectrice la plus acharnée de son pays, mais une terrible trahison fait d'elle une femme au coeur de pierre. Jurant de se venger, elle affronte au cours d'une grande bataille le roi des hommes, et lance sa malédiction sur sa petite fille, Aurore, qui vient de naître. Mais tandis qu'Aurore grandit, Maléfique réalise que la jeune fille est la clé de la paix dans le royaume - et celle de son propre bonheur?"


* Point de vue des filles (6 ans et demi / 8 ans):
Plaisir de faire le parallèle avec le dessin animé de Disney / Retrouver un personnage de méchant pour se faire peur et finalement le préférer aux gentils / L'actrice est "trop belle", Angelina Jolie fait une prestation remarquable face à une Elle Phaning qui a un peu plus de mal à prendre son registre / Les touches d'humour du film sont toujours un succès: le "bonne nuit mocheté" est répété /

* Point de vue de maman et spectatrice:
Un classique revisité avec talent / Plongée dans un univers onirique époustouflant avec des effets spéciaux et images de synthèse bluffants / Des créatures et des scènes de combat dignes de Narnia / Les images sont sublimes et offrent un visage brut et non polissé de la nature, ce qui la rend d'autant plus sublime et véritable (à la façon d'Avatar) /
Les codes du conte de fées évoluent chez Disney, en continuant sur sa lancée après Rebelle, Raiponce et la Reine des Neiges, le personnage du prince Charmant perd de sa superbe / Le sentiment d'amour prend une autre dimension, moins mièvre / Et les femmes sont des personnages principaux, forts et indépendants /
Un conte sur l'amour sincère et le respect de la nature /

A cette occasion, la créatrice Stella McCartney lance une collection Maléfique par Stella McCartney Kids à tomber! /
Et voici une partie de la ligne de maquillage Maleficent de M.A.C en édition limitée / 

Maléfique
En salles le 28 mai 2014
A partir de 6 ans
Durée: 1h37 
En 3D dans les salles équipées