jeudi 16 mars 2017

De l'importance de la pause du mercredi




Bientôt 10 ans de temps partiel, 10 ans de mercredis jolis et je mesure ma chance.
Une seule petite journée en milieu de semaine et c’est toute la famille qui souffle. 
Dès le réveil, les enfants sont de bonne humeur à la perspective de la pause de l’après-midi, le mari n’a aucune contrainte familiale dans sa journée de travail et passe un peu de temps avec nous. 

Bien sûr, il y a la réalité: les enfants excités, le marathon d’activités ou les rendez-vous médicaux.
Mais il y a aussi une petite routine ronronnante et rassurante : le petit tour en centre-ville, les courses, le café des copines, ma pause sur le canapé avant de ressortir chercher les enfants à l’école.
Puis nos déjeuners entre filles, la série Friends à la télé, le temps calme pendant qu’on prépare un gâteau pour le goûter. Parfois une belle parenthèse à la médiathèque ou au parc de Sceaux. Ou parfois même, comme sur cette photo, une sortie exceptionnelle pour une avant-première. Le film Disney La Belle et la Bête a fait l'unanimité! 

Et tranquillement le fameux tunnel des 3D : devoirs / douche / dîner. Ce jour-là ce n’est pas la course, et même si on n’est pas dans le timing, ça a moins d’importance.
Le mercredi, je suis une mère-credi à part entière, la maman présente, moi qui ne m’imagine pas une seconde être mère au foyer. 

Je ne comprends pas que ce mercredi en temps partiel, cette bouffée d'oxygène pour toute la famille, ne soit pas possible pour tous les parents qui le souhaitent. Ce temps est si précieux et l’enfance n’est qu’un court instant dans une vie.

10 ans plus tard, les enfants ont toujours autant le cœur en joie de voir leur maman devant l’école à 11h30.
10 ans plus tard, je ne culpabilise plus de laisser deux enfants sur trois au centre de loisirs de temps en temps, pour profiter d'un tête à tête mère fille.
C’est un bel équilibre et une réelle chance pour eux, pour moi, pour notre famille. 
J’ai conscience de cette chance et j’aimerais tant qu’elle soit légitime dans toutes les familles. Je pense à tous les parents qui subissent un rythme qui ne leur convient pas ou qui n’ont pas le choix.
Les trois Belle chez Disney


3 commentaires:

  1. Une mère-credi j'adore le terme ! Comme tu le dis c'est une chance et chacun devrait pouvoir avoir cette possibilité, malheureusement on en est loin...

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  2. C'est LE truc par excellence sur lequel je refuse de négocier... bientôt 8 ans ici et comme toi c'est ma bouffée d'oxygène, mon adrénaline même si depuis qu'ils ont repris l'école le mercredi ils ont une autre saveur aigre-douce... à la fois le fait qu'ils aillent à l'école me libère du temps pour mon footing mais ça impose aussi un rythme très cadencé sur toute la semaine... alors qu'avant on traînait le mercredi matin :-)

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  3. Pareil. C mon break, ma respiration, ma pause et je ne rognerais pour rien au monde sur ce temps. Et je suis atterrée de découvrir que ce n'est toujours pas dans les moeurs de l'entreprise. Que c'est accepté faute de choix quand tu es là depuis longtemps mais difficile à négocier ailleurs. C'est tellement réducteur comme vision...

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